Ce tableau est une association de plusieurs matériaux que nous n'avons pas l'habitude d'associer.
Il est par son nom, l'évocation renouvelée et permanente du Devoir de Mémoire dont chacun doit s'emparer.
 Les différents matériaux montrent l'appartenance diverse de ceux qui perpétuent ce souvenir.
 Il me semble que l'humanité toute entière, dans sa diversité, est concernée par cette histoire.
Les témoins directs peuvent encore nous dire ce que nous ne pouvons imaginer.
 Comment ferons nous quand ils auront disparu ?
Dans la réunion de toutes les composantes humaines, attentives aux valeurs fondamentales de l'humanité,
nous pouvons espérer que ce fragment ne sera pas perdu.
Un fragment de texte* a été gravé sur ces deux pierres. Le texte n'est pas visible.






 Il faut un effort pour déchiffrer parce qu'il y a eu l'intervention d'un codage chiffré particulier.
C'est un appel à l'effort personnel, à la pensée, à la prise de distance d'une certaine matérialité.
 Les deux pierres sont inséparables l'une de l'autre et communiquent entre elles.
Elles sont liées par le fil de fer barbelé qui rappelle les camps.
 Le tissu, sur lequel elles sont couchées, rappelle ces bouts de tissus portés par les déportés :
uniforme, couverture, signes distinctifs, étoiles et triangles, …
Chacun d'entre vous est un peu pierre, un peu tissu, un peu fil barbelé,
symboles vivants de notre rencontre pour cette exposition.
Nous sommes tous des morceaux, des fragments de cette Mémoire collective.


* Je suis de ces hommes, sans étoile sur le cœur qui défendent la Mémoire de ceux qui l'ont portée.
Je suis de ceux qui, comme ces bannis de l'humanité, n'ont jamais cessé de combattre, par rage, désespoir et folie.
ll coule dans mon corps leur sang sacrifié sur l'autel de la barbarie
et bientôt si l'on n'y prend garde, au panthéon de l'oubli.
© Photo Patrick Massaïa
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